Seegum dit “oui” au créole à l’école
Le Government Teachers Union (GTU) n’a pas d’objection à ce que le créole soit introduit comme matière optionnelle à l’école. Mais le syndicat des enseignants souligne qu’il est évident que cette langue devra être enseignée par des enseignants spécialisés, formés et qualifiés comme c’est le cas pour les langues orientales.
“Nous avons proposé que le créole soit le médium de l’enseignement, mais cette proposition est tombée dans l’oreille d’un sourd. Toutefois, il n’y a aucun problème de notre côté au sujet de la décision prise pourvu que le ministère de l’Education fasse de sorte que les enseignants reçoivent une formation adéquate avant d’enseigner cette langue.
Le ministère de l’Education doit impérativement nous informer sur ce qu’il compte faire et s’assurer qu’un curriculum soit respecté pour chaque classe”, a déclaré Vinod Seegum, président du GTU.
Il est incontestable que le gouvernement doit au plus vite recruter des personnes et leur donner la formation voulue vu que le créole écrit est différent du créole parlé selon le président du GTU.
Il a souligné que les enseignants actuels n’ont été formés que pour les mathématiques, l’anglais, le français, les sciences et l’histoire-géographie et qu’on ne pourra pas leur demander du jour au lendemain d’enseigner la langue créole.
Ce qui fait que le créole mérite une tout autre approche car le personnel enseignant aura à comprendre tout le mécanisme linguistique qui entoure cette langue. “Il ne faut pas prendre l’enseignement de cette matière à la légère”, a affirmé Vinod Seegum.
le matinal 04.05.10

