La GTU en faveur du maintien du CPE et le créole comme médium d’enseignement
Abolition du CPE : les avis divergent
Defi-Plus 31.10.09
Les résultats des examens du Certificate of Primary Education 2009 (CPE) sont attendus le 10 décembre. Jocelyn Grégoire, prêtre et président de la Fédération des Créoles Mauriciens, observe que ces examens sont un poids énorme sur les épaules des enfants. Il estime que l’on peut faire autrement. Vinod Seegum de la Government Teachers Union, lui donne la réplique.
Année après année, les opinions divergent sur les examens du Certificate of Primary Education (CPE). Le dernier à être monté au créneau est Jocelyn Grégoire. Il juge que le CPE est un fardeau énorme pour nos petits écoliers. Il faut donc abolir ces épreuves tant redoutées et traumatisantes. Lors de son rassemblement, dimanche dernier au Champ-de-Mars, il s’interrogeait sur la nécessité de stresser autant les enfants de cet âge.Vinod Seegum, président de la Government Teachers Union, lui est farouchement opposé à toute idée d’abolition.
«Il faut maintenir les examens du CPE. Il est nécessaire d’établir un examen de fin du cycle primaire, avant que l’enfant ne passe au secondaire. Au cas contraire, on sera comme dans un bazar», s’insurge-t-il.
Par ailleurs, Jocelyn Grégoire soutient l’idée qu’il faille introduire le créole comme médium d’enseignement, afin que l’enfant puisse apprendre les autres matières.
Le président de la GTU précise qu’il est en faveur du créole comme médium d’enseignement. «Cependant, il faut que le ministère rédige une note circulaire, officielle, indiquant aux enseignants qu’ils peuvent utiliser le créole. Je suis contre l’introduction du créole comme matière, parce qu’il y a déjà trop de matières enseignées à l’école. Si l’on tient compte de l’étude du créole, il y a la conjugaison et de nouveaux mots à introduire. Ce qui n’est pas réalisable dans notre système. Le créole aujourd’hui… soit, mais qui vous dit qu’après cela d’autres langues ne viendront pas se greffer au créole?
L’abbé Grégoire croit également qu’il faut en profiter pour introduire le principe de l’évaluation continue dans les écoles, ce qui permettra à l’enfant de passer, sans dégâts, du primaire au secondaire.
Un argument qui déplaît fortement au syndicaliste. Il insiste que cela sera un problème dans la pratique. « L’enseignant se retrouve seul à évaluer un élève. Cela est impensable. Le contrôle continu est préconisé depuis 30 ans, depuis que le CPE existe. Un comité pédagogique s’est penché sur cette mesure, mais elle n’a pas vu le jour. À Maurice, nous avons le Mauritius Examination Syndicate, seul habilité à organiser des examens. Et cet Examining Body a fait ses preuves. Pourquoi donc changer ce qui marche ? »
La GTU en faveur du maintien du CPE
l’express 29.10.09
La prise de position du père Jocelyn Grégoire en faveur de l’abolition du Certificate of Primary Education ( CPE) et son remplacement par l’évaluation continue ne fait pas que des heureux… La Government Teachers Union ( GTU) a tenu, hier, un point de presse, lors duquel une opinion diamétralement opposée a été exprimée. Le président de la Fédération des créoles mauriciens ( FCM) s’est exprimé lors d’un rassemblement dimanche au Champ- de- Mars pour marquer le deuxième anniversaire de l’organisation.
Mais, pour Vinod Seegum, le président de la GTU, le père Grégoire « fait preuve de légèreté » en formulant une telle proposition. « Le père Grégoire est une personnalité importante très écoutée. Il aurait dû faire une étude en profondeur avant de demander l’abolition de ces examens. » « Cela fait 32 ans que le CPE existe, poursuit Vinod Seegum soit depuis 1977 et on sait combien de personnes ont voulu qu’on en finisse avec de tels examens, mais sans y parvenir. » L’argument ne tient pas pour plusieurs raisons, selon Vinod Seegum. « Il faut, dit- il , un examen pour déterminer comment un enfant sort du primaire pour accéder au niveau secondaire » .
70 % de réussite au CPE en 2010
Appliquer l’évaluation continue comporte, selon lui, des risques auxquels s’exposent les professeurs. « Comme faire face à des parents mécontents que leurs enfants aient pu récolter de mauvaises notes. Il y a aussi des risques que des personnes haut placées expriment leur mécontentement en forçant le transfert des enseignants. Il y a en somme trop d’implications à prendre en considération. Et le père Grégoire aurait dû consulter les différents stakeholders , avant de formuler sa proposition. » Vinod Seegum s’est aussi prononcé en faveur du maintien des leçons particulières en Standard IV . Il avance, comme argument le fait que 40 % des thèmes abordés lors des examens du CPE ont été appris en Std II et III. Il estime que l’objectif du ministre d’atteindre 70 % de taux de réussite au CPE d’ici 2010 ne sera jamais atteint si on élimine les leçons particulières.
Et d’ajouter « que les professeurs qui donnent des leçons particulières sont loin de s’enrichir et qu’ils paient tous la taxe »
Médium d’enseignement : lorsque le créole divise
Defi-Plus 31.10.09
Après quatre jours d’audience, les recommandations sont là. Le gouvernement doit définir sa politique de langues en tenant en ligne de compte la Convention sur la langue dans l’Éducation signée par Maurice. Le ministère de l’Éducation devrait utiliser la langue maternelle comme médium d’enseignement. Membre de l’Union africaine, Maurice doit prendre des mesures appropriées pour développer un langage compréhensif et clairement défini à travers une législation.
Pendant quatre jours, tour à tour, une cinquantaine de témoins ont évoqué les torts immenses découlant de la non-utilisation de la langue maternelle. Les différentes interventions avaient trait aux difficultés quotidiennes que rencontrent les enfants en milieu scolaire. L’ex-Président Cassam Uteem n’a pas manqué de critiquer l’élitisme. D’emblée, il a évoqué la pauvreté à laquelle de nombreuses familles sont confrontées. Il a cité l’exemple d’une mère obligée de garder ses enfants à la maison pour économiser de l’argent afin de leur donner du poulet à manger. Jimmy Harmon, du Bureau de l’éducation catholique (BEC) a présenté son programme éducatif dans le secondaire catholique et axé sur le bilinguisme kreol-anglais. Dans ce document, les élèves répondent, soit en anglais, soit en kreol, pour leurs examens internes, mais en anglais pour l’examen final.
Toutefois, le représentant du BEC n’a pas manqué de souli-gner sa déception face au silence du ministère de l’Éducation. Il a affirmé que ce dernier n’a jamais répondu à une dizaine de lettres envoyées depuis 2004 et proposant un travail de collaboration.
Avis divergents
Toutefois, les idées divergent concernant l’utilisation de la langue maternelle en milieu scolaire. Cinthya, mère d’une fillette en STD III dans une école de la capitale, s’oppose à cette idée. « À la maison, c’est le créole qui est utilisé, dit-elle. Je voudrais que ma fille apprenne à communiquer en français ou en anglais avec son enseignant et ses amis…»
Suraj, père de famille, se demande si le créole peut être utilisé à l’étranger alors que d’autres langues, comme l’hindi et le mandarin, sont maintenant demandées, outre l’anglais et le français.
Si Vinod Seegum, syndicaliste, est partisan de l’utilisation de la langue créole comme médium de l’enseignement, il est toutefois opposé à l’introduction du créole comme une matière. « Dans une salle de classe, tous les élèves ne sont pas au même niveau. Certains comprennent lorsque les concepts sont expliqués en anglais ou en français alors que pour d’autres, il faut des explications en créole ou dans certains cas, en bhojuri pour se faire comprendre.»
Comments (7)


A 1000% d’accord avec M. Seegum, Président de la G.T.U sur:
(i) Pas de créole comme matière mais comme médium d’enseignement( ce que font d’ailleurs la majorité des enseignants). Mais le français et l’anglais doivent être utiliser le plus souvent possible.
(ii) NON à l’abolition des examens de la C.P.E. Au contraire des examens auraient dû être tenus depuis la Std I car tous les enseignants savent que dans la plupart des cas,les élèves des Stds I,II et III ont des ‘A’. Mais après c’est le choc pour les enseignants de la IV et des parents quand on est confronté à la réalité de ‘vrais’ examens.
(iii) On parle souvent des enseignants qui s’enrichissent avec les leçons particulières. Alors qu’ils ne sont qu’une poignée à ‘profiter’ des star schools. Mais on ne parle jamais de ces centaines d’enseignants qui donnent des leçons gratuitement ou à un prix dérisoire.
Quant au Père Grégoire, mon Dieu pardonnez-moi. Mais tire so robe ou plitôt so caleçon mon père. Prêtre part-time mauricien, qui envie tire draps lors li,alors que des professionnels de l’éducation se penchent sur les problèmes complexes chaque année: depuis les divers Ministres de l’Education(chacun a apporté sa pierre) jusqu’aux enseignants. Mon père débarqué et hop li découvert solution…bancale.
Je voudrai attirer l’attention que je forme parti d’aucun syndicat mais quand la G.T.U a raison, il faut le dire.
I had a dream: Mr Seegum, Mr Tengur, Mr Thakoor, Mr Junglee, Mr Lollbeeharry and other leaders of the Primary Sector( with the Minister of Education) sitting all together and discussing about how to upgrade the status of teachers or struggling to find solutions to numerous problems in the primary schools.
Have a nice time during the holidays
Happy New Year 2010
le père Jocelyn Grégoire est en train d’encourager la paresse
La paresse et l’imbécilité, Mme Pooja!
Mr. Clency je suis entierement daccord avec vous.Mais il y a que M.Seegum qui lutte pour le maintient de la cpe. Les autres syndicats nous coupent les herbes sous les pieds-WeekEnd le 8 Nov.
M. Sagar,excusez mon langage! Mais on s’en fout des autres syndicats! Que la G.T.U sous M. Seegum continue leur combat à convaincre les enseignants pour le bien-être des enfants de ce pays.
Abolition lecon iv! abolition CPE! ABOLITION LANGUE ORIENTALE! Attention un fou dans le parage!!!!!!!