SSR en Histoire-Géo oui, mais…

l’express 18.09.09
Anniversaire de SSR: La GTU s’insurge contre la fin des cours dans les écoles à midi
Le président de la Government Teachers Union (GTU), Vinod Seegum, s’insurge contre la demi-journée de congé accordée aux élèves du primaire et du secondaire, à l’occasion de l’anniversaire de la naissance de Sir Seewoosagur Ramgoolam (SSR), ce 18 septembre 2009.
Selon le porte-parole des enseignants des écoles primaires du gouvernement, cette décision va à l’encontre de la volonté du ministère de l’Education de rattraper les journées de cours perdues à cause de la Grippe A H1 N1.
«D’une part, le ministère de l’Education demande aux enseignants de tous les établissements scolaires de mettre les bouchées doubles pour rattraper les dix jours de congé à cause de la Grippe A. D’autre part, ce même ministère donne la consigne d’arrêter les classes à midi pour ensuite organiser des activités. Comment expliquer cela?», s’interroge Vinod Seegum.
Il est d’avis que, vu le retard à rattraper dans le programme éducatif, dispenser les élèves d’une demi-journée est un luxe.
«Je ne suis pas contre les célébrations pour sir Seewoosagur Ramgoolam. Mais par rapport aux élèves, on aurait pu utiliser d’autres moyens pour commémorer cet anniversaire», affirme le président de la Government Teachers Union (GTU).
En ce qui concerne ces ‘autres moyens’, celui pense, par exemple, que des émissions auraient pu être diffusées à la télévision cet après-midi, après les heures de classes.
«D’ailleurs, le ministère a donné l’ordre de ne pas faire d’assemblées à cause de la Grippe A. Pourtant, aujourd’hui, il nous a sommés de réunir les élèves pour leur parler de SSR!», s’exclame un Vinod Seegum très sceptique.
l’express 19.09.09
COURS INTERROMPUS POUR DES ACTIVITÉS CONSACRÉES À SSR
« Nous ne sommes pas contre cette célébration, mais il y a une priorité » , avance Vinod Seegum, président de la Government Teachers’ Union ( GTU). Il réagit à l’interruption des classes, hier, à la mi- journée pour des activités dans le cadre du 109 e anniversaire de la naissance de sir Seewoosagur Ramgoolam.
Cet événement qui désormais sera une tradition annuelle est diversement commenté dans le milieu scolaire. D’ailleurs, certaines écoles ont décidé de ne pas se plier à cette directive du ministère de l’Education. Elles se sont simplement contentées de lire le message spécial du ministre de l’Education, Vasant Bunwaree, et de Jean- Georges Prosper, auteur de l’hymne national avant de continuer leurs activités normalement.
Du côté syndical, cette initiative est déplorée. « A cause de la pandémie de la grippe A, les classes ont été interrompues pendant une semaine.Pour rattraper le temps perdu, nous venons plus tôt à l’école pour faire du rattrapage. C’est une fin d’année exceptionnelle et il fallait avant tout prendre en considération l’intérêt des enfants » , s’exclame Vinod Seegum.
Ce dernier est d’autant plus irrité. Le ministère de l’Education a récemment demandé à son syndicat d’accepter, exceptionnellement, de renoncer à sa revendication par rapport au congé pour la journée internationale de l’enseignant le 5 octobre.
« Au lieu de fêter cette journée le 5 octobre, nous avons donné notre accord pour qu’on le fasse le 3 octobre pour Maurice et le 10 pour Rodrigues. Maintenant, ils obligent nos écoles d’arrêter les cours à la mi- journée pour ces célébrations » , ajoute- t- il.
week end 19.09.09
SSR en Histoire-Géo oui, mais…
Invitées à rendre hommage à Sir Seewoosagur Ramgoolam qui aurait eu 109 ans, vendredi dernier, certaines écoles primaires n’ont pas mis le coeur à l’ouvrage. Elles ont préféré poursuivre les classes normalement, tandis que d’autres qui ont accueilli des invités pour délivrer les deux messages – l’un plutôt compliqué pour des petits – ont organisé des activités diverses. Mais dans l’ensemble, ce sont le regroupement de masse des élèves pour la lecture des messages : alors que les mesures préventives contre la grippe A sont maintenues et la suspension des cours-en période de rattrapage- de l’après-midi qui ont dérangé les enseignants.
La demie journée consacrée à la célébration de l’anniversaire de Sir Seewosagur Ramgoolam, dans les écoles, vendredi dernier n’aura pas été une partie de plaisir pour bon nombre d’enseignants et responsables d’établissements scolaires. Non parce qu’ils ne souhaitaient rendre hommage au “père de la Nation”-d’ailleurs, ils se disent pour l’introduction des grands moments de sa vie en Histoire-mais, jugent dans l’ensemble, inopportun les méthodes imposées par l’Education pour qu’ils se soumettent aux activités axées sur SSR. D’abord il y a eu le timing. Les écoles primaires ont été certes informées (au cours d’une réunion pour maître d’écoles) plusieurs jours avant le 18 septembre qu’elles devront s’atteler aux préparatifs des activités, en revanche elles ont eu les circulaires/messages quasiment à la veille des célébrations. “Nous avons eu une semaine pour tout préparer. Ce qui nous a donné le temps d’embarquer l’association des parents d’élèves dans les préparatifs. Ainsi, les élèves ont pu prendre part dans des compétitions de dessin, poésie, chants, réaliser des projets entre autres”, confie un responsable d’école de la Zone 3. Ailleurs, dans une école de la Zone 2, des enseignants ont pris note des activités à être préparées le 17 dernier. “Comme je n’ai eu le temps de préparer quoique ce soit, j’ai poursuivi mon travail normalement en classe, après la lecture des messages”, concède un enseignant. “J’ai dit que mon école allait organiser une activité spécifique. Mais dans la réalité, je savais qu’on allait avoir peu de temps pour tout organiser. Alors, après la lecture des messages par chaque enseignant, dans leur classe respective, nous avons travaillé normalement“, confie un maître d’école. Et si des historiens, écrivains, personnalités et autres… ont été les invités d’honneur de certaines institutions scolaires ; et qui ont eu pour tâche de délivrer les deux messages, émanant de l’Education et du conseiller culturel de Maurice à l’ambassade de Paris, en l’occurrence Jean-Georges Prosper, il revient que dans d’autres écoles (moins côtées) ce sont les responsables et enseignants qui se sont livrés à cet exercice.”
“les enfants n’ont pas compris grand-chose!”
La mobilisation des élèves-dans l’enceinte des écoles pour ceux du primaire et dans le hall pour ceux du secondaire-n’a pas été appréciée tant par les syndicalistes du secteur que les enseignants. Le président, Vinod Seegum, de la Government Teachers’ Union, tout comme Naraindranath Gopee représentant des enseignants du secondaire d’Etat, relève que le regroupement en masse des élèves a été recommandé tandis que les mesures préventives : stipulant l’annulation des assemblées, contre la grippe A sont toujours maintenues. Irrité, Vinod Seegum déclare, “le ministère de l’Education a écrit à la Government Teachers’ Union pour nous demander d’avancer le jour de nos activités marquant le Teachers’ Day, le 5 octobre prochain pour que les classes puissent avoir lieu normalement ce jour-là. Cette demande nous a été faite en raison des rattrapages suivant le retard causé par la grippe A. Nous avons adhéré et avancer les célébrations pour le 3 octobre! Entretemps que décide l’Education? Priver les écoles de cours durant une demie journée, alors que chaque minute compte et que nous avons insisté pour ne pas repousser les examens du Certificate of Primary Education.” Abondant dans le même sens, Naraindranath Gopee se dit aussi contre la décision d’implémenter, annuellement, des activités dans l’après-midi du 18 septembre dans les établissements scolaires. “L’anniversaire de SSR relève une affaire personnelle qui ne concerne que le Premier ministre, Navin Ramgoolam! Sinon, il faudrait célébrer, dans les écoles, les anniversaires de Maurice Curé et d’Emmanuel Anquetil qui ont eu autant de mérite. Et de tous ceux qui ont été un jour Premier ministre du pays. ” Suttyhudeo Tengur, président de la Government Hindi Teachers’ Union, fait lui partie de ceux qui pensent que l’Histoire-Géographie pourrait faire de la place aux progrès réalisés sous SSR, si l’Education insiste à marquer le 18 septembre dans le milieu scolaire.
Par ailleurs, le libellé des deux messages a laissé plus d’un enseignant perplexe… En effet, après la lecture du deuxième message qui porte la signature de Jean-Georges Prosper, ils étaient nombreux, à l’instar de ce maître-d’école des Plaines-Wilhems à se dire “que les enfants n’ont pas compris grand-chose!” Estimant le style du message d’un niveau relevé pour les enfants du primaire, certains enseignants se demandent si son auteur “était au courant qu’il s’adressait aux petits du primaire?”
Comments (1)


Nu bizin remercier Mons Seegum pour so prise de position dans l’affaire provident fund {samedi plus 19 sept}. Sa montré ki li monte au creneau pour defane bane enseignants whenever le besoin se fait sentir. Merci pu eclaire nu lanternes. Maintenant decision dans nou la main.