Les instituteurs choisissent leurs délégués
le matinal 03.07.09 Naznee F.Baurtally
Les formulaires pour la nomination des délégués sont déjà disponibles dans les écoles primaires. Le Government Teachers’ Union (GTU) compte donner un nouveau souffle à cet exercice en proposant une formule sur laquelle le syndicat travaille déjà. C’est ce qu’affirme le président de ce syndicat des enseignants du primaire, Vinod Seegum.
Il explique que dans chaque école primaire à travers l’île, qui en compte 275, deux délégués sont élus après un accord entre les enseignants. “Ces délégués sont mandatés pour prendre des décisions dans leur établissement scolaire
respectif qui soient bénéfiques tant aux enseignants qu’aux élèves”, dit-il.
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Après cet exercice de sélection, le GTU rassemblera les délégués pour mieux leur expliquer leurs nouvelles fonctions. “Je veux leur donner plus de pouvoirs pour qu’ils puissent être autonomes dans leur prise de décision”, affirme Vinod Seegum. Il estime qu’il faut une formation appropriée pour les délégués qui puisse les guider dans leur tâche. “Le GTU va organiser un séminaire d’une journée avec tous les partenaires stratégiques pour faire en sorte que chaque délégué comprenne son rôle et apprenne à prendre des décisions en temps et lieu”, fait ressortir le président du GTU.
Vinod Seegum prône également une meilleure représentativité des femmes à ce poste. “De manière générale, ce sont les hommes qui s’intéressent réellement à cette fonction. Je souhaite encourager davantage d’enseignantes à se porter candidates. D’autant que le corps enseignant compte 70 % de femmes”, rappelle-t-il. Il fait aussi appel aux jeunes enseignants de venir de l’avant avec de nouvelles idées.
Dans le même souffle, il explique que le GTU sera bientôt doté d’un nouveau site Web qui sera lancé incessamment. “Nous allons procéder sous peu au lancement de notre nouveau site Web, le précédent étant hors service depuis quelque temps”, explique Vinod Seegum, qui ajoute que ce nouveau site contiendra la liste des nouveaux délégués. “Nous voulons ainsi promouvoir le rôle des délégués tout en leur accordant une attention spéciale avec une formation adéquate”, dit-il. “L’équipe du GTU a fait de la formation continue et du relèvement des qualifications son cheval de bataille. Outre de s’adapter à une société où les enjeux économiques et sociaux deviennent de plus en plus complexes, il s’agit aussi de s’inscrire dans la mouvance d’une formation appropriée qui aidera les instituteurs à se remettre à niveau pour dispenser un enseignement de qualité”, explique-t-il.
Il estime que le besoin pour un personnel hautement qualifié va bientôt se faire sentir et que le ministère de l’Education devra faire face à une forte concurrence pour recruter des candidats titulaires d’une licence. “Après une lutte ardue menée par le GTU pour monter et ouvrir le cours menant à un ‘Diploma in Education Management’, l’échéance nouvelle est la mise en place du ‘Bachelor in Education’. Nous allons mettre la pression sur les autorités pour qu’elles activent les choses en ce sens”, dit-il.
Le cours de ‘Diploma in Education Management’, suivi par près de 2 000 enseignants actuellement, reste le véritable détonateur de cette mouvance. “C’est la culture du management qui se dessine et qui se diffuse parmi le personnel et ce changement de paradigme aboutira au concept de l’école efficace et bien dirigée à proprement dit. C’est une condition sine qua non pour motiver les instituteurs pour que l’école progresse avec, à la base, tout un ensemble de démarches de management”, souligne le président du Government Teachers’ Union Vinod Seegum.

